mercredi 17 août, 2022 | 22:34

PRECOSC-AME : La coordination satisfaite des activités déjà menées

La coordination des activités du PRECOSC-AME a tenu le 16 novembre dernier une rencontre-bilan avec ses partenaires à l’hôtel Bon Séjour de Dédougou. L’objectif était de faire le point et l’état de mise en œuvre des activités du projet.

Le Projet de Renforcement des Capacités des Organisations de la Société Civile pour l’Abandon du Mariage d’Enfants (PRECOSC-AME) vise à prévenir et éliminer le mariage d’enfants au Burkina Faso en général et dans la Boucle du Mouhoun en particulier à travers le renforcement des capacités de ses OSC partenaires. La mise en œuvre de ce projet se traduit par le transfert de compétences techniques nécessaires à la sensibilisation des populations sur la pratique du mariage des enfants avec l’appui stratégique des Directions provinciales du Ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la famille et de l’Action humanitaire. Dans ce sens, de nombreuses activités sont menées telles que les séances de formation, la sensibilisation au niveau communautaire, le plaidoyer avec les leaders locaux (religieux et coutumiers), mais aussi auprès des décideurs publics (autorités).  Débuté depuis le 1er janvier 2018 pour une durée de quatre (04 ans), le projet est financé par le Fond d’Aide Publique au Développement du Ministère des Affaires Etrangères du Danemark (DANIDA) et prend fin le 31 décembre 2021.

Dans la région de la Boucle du Mouhoun, région qui n’échappe pas au phénomène de mariage d’enfants, le projet est mis en œuvre par l’Association d’Appui et d’Eveil Pugsada (ADEP), l’Union des Religieux et Coutumiers du Burkina (URCB/SD), SOS Jeunesse et Défis (SOS/JD) et Voix de Femmes (VDF). A de la rencontre de Dédougou marquée par des  présentations imagées des activités menées par les partenaires dans leurs zones d’intervention, un fort taux de réalisation des activités dans l’ensemble (plus 90%), de la consommation budgétaire dans l’ensemble  (plus de 90%), une meilleure flexibilité de SCI, le dynamisme et engagement des acteurs terrain et du STAFF de Save the Children International (SCI), ont été entre autres le bilan positif relevé.

Cependant, la faible communication interne dans certaines OSC, le non-respect de la période dans la présentation des bilans de l’ONG Voix de Femme, l’insuffisance dans la synergie d’action entre certaines OSC partenaires, la non harmonisation des canevas de présentations des bilans technique et financier lors des réunions de coordination, la non disponibilité des  supports de communication et des liens/articles  de diffusion auprès de SCI, l’insuffisance dans le respect des mesures barrières de la COVID-19, l’insuffisance dans la formulation des leçons apprises et des bonnes pratiques, l’insuffisance dans la prise des images lors des activités surtout celles d’actions, sont entre autres les points à améliorer relevés par la Coordination qui n’a pas manqué de faire des recommandations à ses partenaires. Il s’agit du renforcement de  la communication interne, de la synergie d’actions entre OSC partenaires, l’harmonisation des canevas de présentations des bilans technique et financier lors des réunions de coordination, la mise à disposition des supports de communication et des liens /articles  de diffusion, la prévision de jeux radiophoniques pour mesurer le niveau de compréhension des activités, le respect des mesures barrières de la COVID-19 et l’amélioration de la prise des images lors des activités. A cela s’ajoute l’organisation d’un atelier de renforcement des OSC partenaires sur la technique de formulation des leçons apprises et les bonnes pratiques puis de la prochaine réunion de planification des activités de 2021.

 Pour Guibrina Ouédraogo, Coordinateur national de l’URCB/SD, sa structure  intervient dans la région de la Boucle du Mouhoun et elle mène des activités de plaidoyers et de sensibilisation pour l’abandon du mariage d’enfants auprès des leaders coutumiers et religieux. « En deux ans, nous avons pu mener nos activités à 96%. Si l’URCB/SD s’est engagée à faire de la lutte pour l’abandon du mariage d’enfant son cheval de bataille, c’est parce qu’elle est convaincue qu’elle contribue à la santé et au développement de la population » a-t-il dit. L’association SOS/Jeunesse et défis, elle, est une association de jeunesse issue de plusieurs couches socio-professionnelles et existe à Dédougou depuis 2018. Dans la région de la Boucle du Mouhoun, elle met en œuvre trois projets que sont la transition démographique des adolescents, le renforcement à l’accès aux services de santé de la reproduction et de la planification familiale des personnes déplacées (SR/FP) et celui des organisations de la société civile pour l’abandon des mariages d’enfants (PRECOSC-AME).

« Dans le cadre de la mise en œuvre de ce dernier projet,  nous avons pu mener des rencontres de plaidoyer avec des parlementaires pour la révision du code de la Personne et de la famille, des activités de sensibilisation et de formation sur la législation, des théâtres forums et la mise en place de clubs d’enfants dans des établissements secondaires de la région pour protéger leurs pairs et dénoncer les cas de mariages d’enfants » a laissé entendre Harouna Ouédraogo, Directeur exécutif de l’association SOS/Jeunesse et défis.  « Nous sommes satisfaits des réalisations malgré les difficultés sécuritaires et sanitaires qui ont à un moment donné entrainé l’arrêt de nos activités. Nous invitons tous les leaders de toutes les couches sociales à être des relais et des acteurs de changement pour que le mariage d’enfant ne soit plus une réalité dans la Boucle du Mouhoun », a conclu Harouna Ouédraogo.

Confession de Toumani Salé Issoufou, Project manager et renforcement des capacités des Organisations de la société civile pour l’abandon du mariage d’enfant au Burkina

« Chaque trimestre, nous nous réunissons avec nos partenaires pour faire le bilan de nos activités et de la consommation budgétaire, pour voir quelles sont les difficultés que nous rencontrons dans leur mise en œuvre et aussi pour voir quelles sont les dispositions que nous allons prendre face à ces difficultés afin de  faire avancer le projet. Dans ce dernier trimestre de l’année 2020, toutes nos grosses activités et même les petites ont été exécutées à plus de 95%. Au niveau de la consommation budgétaire nous avons un taux d’environ 93%. Les difficultés que nous avons rencontrées étaient entre autres la question d’insécurité qui nous a poussés à adopter un plan adapté à la question sécuritaire. En plus, la crise sanitaire due à la covid-19 nous a obligés entre temps à stopper les activités durant un mois environ. Nous avons pris aussi en compte la période électorale et la saison des pluies. Ce qui nous a obligés à modifier la stratégie de mise en œuvre de beaucoup d’activités. C’est grâce à ces anticipations que nous avons ces résultats aujourd’hui. Nous sommes très satisfaits car l’engagement des structures partenaires ont permis d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés pour 2020. Nous leur adressons nos sincères remerciements ».

Issa Lazare KOLGA

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