mardi 6 décembre, 2022 | 8:42

Les Délires de Mada : Mon entretien avec Paul Henri Sandaogo Damiba, le nouveau Chef de l’État du Burkina Faso

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La conviction a, au moins, le mérite de nous maintenir dans la bataille !

Damiba : Mada, je lisais tes délires avant d’être Chef de l’État du Burkina.

Mada : Je suis honoré Président. Mais je ne pense pas que vous vous êtes déplacé jusqu’à Nouna pour me dire ça.

Damiba (rire) : Je vois que tu veux que notre échange soit direct.

Mada : Oui Président. C’est ma première fois de recevoir un Président chez moi.

Damiba : Sois tranquille. Je suis venu en tant que ton admirateur et ton fan. Franchement, je veux que tu me donnes des conseils pour pouvoir bien gérer ce pays.

Mada ( fier ) : Monsieur le Président,

  1. Dites à voss Ministres que les agents de leur ministère ne sont pas leurs ennemis. Ils sont en réalité comme les papas de ces agents. Par conséquent, il doivent se sacrifier pour leur bonheur. Chaque Ministre doit défendre ses agents vaille que vaille.
  2. Si vous le savez, dites aux populations pourquoi le Burkina Faso est attaqué par les terroristes. Les Burkinabè ne savent pas en réalité pourquoi leurs enfants meurent. Moi j’ai perdu un ami gendarme en 2017. Il était jeune, il venait de se marier à peine un an, son bébé avait environ un mois. Malheureusement, ses parents ne savent pas au nom de quoi il a été tué.
    Réorganisez l’armée et faites en sorte qu’elle arrive au bout du terrorisme. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle vous avez fait le coup d’État non ?
  3. Les paysans ne se sentent Burkinabè que quand il y a les élections ou s’il faut payer les patentes. On dit que l’agriculture est la principale activité du pays mais c’est le secteur le plus délaissé. Les subventions n’arrivent pas aux paysans. Dans les villages, les gens pensent que si tu n’es pas fonctionnaire, tu n’es pas Burkinabè. C’est pourquoi ils envoient leurs enfants à l’école. Mais on leur dit qu’on ne part pas à l’école pour devenir fonctionnaire. Pourtant à l’école, on n’apprend pas à être entrepreneur. D’ailleurs, presque tout est théorique dans notre système éducatif. Je parle même de l’agriculture. Monsieur le Président, formez les paysans, apportez-leur les matériels modernes. Bref, applique le concept de Thomas Sankara : produire au Burkina et consommer au Burkina. Le surplus sera exporté. Parce qu’aucun pays ne peut se développer si l’alimentation de son peuple est importé. J’ai trop à dire sur le secteur de l’agriculture mais compte tenu de votre agenda chargé, je m’arrête là.
  4. N’interdisez aucune manifestation et aucune marche. Si des gens veulent marcher pour une raison donnée, appelez-les et discutez. Ne soyez pas un chef. Soyez plutôt un guide au service du peuple. Même en famille, les enfants ne sont souvent pas d’accord avec les parents. C’est normal au nom de la liberté individuelle.
  5. Trouvez un idéal pour le peuple Burkinabè. L’argent est le maître ici mais il est mauvais conseiller. Alors, changez les paradigmes. Faites prévaloir les valeurs morales. La parenté à plaisanterie, le bienfait, l’amour du prochain et la cohésion sociale font plus de bonheur que l’argent. Ce n’est pas possible, sinon j’allais vous conseiller d’abolir l’usage de l’argent au Burkina. Nos échanges se feraient par le biais du troc.
  6. Vous et tous ceux qui seront nommés à des postes de responsabilité, attention : tout est éphémère, rien n’est éternel. N’abusez donc pas de votre position actuelle. Ne soyez pas hostiles aux critiques car l’on peut y puiser des idées. Soyez vous même les premiers à respecter vos lois et les autres le feront. Les Burkinabè sont un peuple fier, ravivez cette flamme.

Damiba : rire rire rire rire

Mada :

  1. La France n’est pas un ami, c’est un exploiteur. Thomas Sankara a échoué parce qu’il voulait tout arranger en même temps dans un pays où il était en avance sur son siècle. Il devait être Président maintenant. Inspirez vous de lui. Anticipez les pièges de vos ennemis et de vos faux amis. Les Burkinabè vous soutiennent. Alors ne les trahissez pas. Faites attention à vos conseillers. Il vous disent ce qui les arrange et non ce qui arrange le peuple.

Damiba ( recevant un coup de fil ) : C’est urgent, je dois décrocher.

Mada : sourire

Damiba : Allo général. ( Silence d’écoute) Ah oui pour la nomination de ta petite copine claire avec des fesses de montagne là, je regrette de ne pas pouvoir vous satisfaire. Bye

Mada : 👏👏👏

Damiba : On peut continuer

Mada : Dernier conseil : Vous devez me nommer Premier Ministre.

Damiba : Je suis d’accord. Tu seras mon Premier Ministre.

Mada : Merci pour l’honneur. Demain je prends l’avion pour Paris en faisant une escale à Bruxelles. Je ferai un crochet à Rio de Janeiro en passant par New York. Pour le retour, je passerai par la Chine pour commander ma voiture de luxe personnalisée. Je m’arrêterai en Indonésie pour voir si les femmes indou sont aussi belles et bonnes comme dans les films car il semble que chaque dirigeant a 2 ou 3 copines là-bas. J’ai besoin de 18 milliards. Oh j’oubliais. Il me faut une parcelle à Ouaga 2000 pour construire urgemment une villa top modèle. Les filles qui m’ont refusé vont avoir chaud dans ce pays là.

La femme de Mada : Chéri, chéri, réveille toi. Il est 9 heures. Tu seras en retard au service.

Mada : hounn haaaa. 9 heures déjà ? Tu as vu mon me ? J’en ai besoin pour l’ajouter à mon Mada.

Issa Mada Dama

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