lundi 8 août, 2022 | 21:40

Université de Dédougou : Lancement du projet FONRID

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L’université de Dédougou a accueilli le lundi 21 mars 2022, le lancement officiel du projet FONRID ‘’ évaluation de la prévalence de Salmonella sp., d’Escherichia coli, des virus de l’hépatite A et l’hépatite E dans les aliments vendus dans les rues et chez les patients consommant ces aliments, dans la région de la Boucle du Mouhoun’’. A l’occasion du démarrage de ce projet, une trentaine de partenaires impliqués dans sa mise en œuvre ont été outillés quatre jours durant sur la gestion et l’analyse des données scientifiques avec le logiciel R.

Des participants

Présidée par le Professeur Alou Keita, président de l’université de Dédougou, la cérémonie de lancement du projet du Fonds National de la Recherche et de l’Innovation pour le Développement (FONRID) s’est tenue sur l’ancien site de l’université de Dédougou. Le projet est mis en œuvre par l’université de Dédougou et ses partenaires que sont le Laboratoire de Biologie Moléculaire d’épidémologie et de surveillance des bactéries, Virus transmissibles par les aliments de l’université Joseph Ki Zerbo ( LaBESTA/UJKZ), le Centre de Recherche en santé de Nouna (CRSN) et le lycée Professionnel Régional Nazi Boni ( LPRNB).

Des officiels

Selon le Docteur Réné Dembélé, enseignant en biologie de l’université de Dédougou, l’objectif recherché globalement est de générer d’une part des données sur la qualité microbiologique des aliments vendus dans la rue en rapport avec la prévalence des bactéries et virus responsables d’intoxication alimentaires et d’autre part de proposer des voies d’amélioration de cette importante activité socioéconomique aux municipalités et aux décideurs politiques afin de garantir la santé des populations.

La cérémonie d’ouverture a été une occasion pour le Professeur Alou Keita d’accueillir et de saluer l’ensemble des participants pour leur engagement et de rassurer l’équipe de mise en œuvre de sa disponibilité à accompagner le processus d’opérationnalisation de ce projet de recherche. « Je vous souhaite à tous la chaleureuse bienvenue à l’université de Dédougou. Cette rencontre est un témoignage vivant de fraternité, de franche collaboration, de partage d’expérience et de mutualisation des efforts. Soyez en rassurés que votre précieuse collaboration et votre appui à la mise en œuvre du présent projet sont appréciés » a-t-il dit.

C’est fort du constat de l’assemblée générale des Nations Unies que « l’alimentation est une condition nécessaire à la survie et au bien-être de l’homme et constitue un besoin fondamental » que ce projet se penchera sur les bactéries et virus dans les aliments de rue qui provoquent des maladies chez de nombreux patients. Par ailleurs, il est à noter que de nos jours les maladies d’origine alimentaire sont méconnues des populations, ce qui fait qu’elles sévissent de façon récurrente et surtout, elles sont accentuées par de nombreux facteurs dont le manque d’hygiène, de qualité dans la préparation et la vente des aliments de rue.
Ce manque d’hygiène alimentaire avec les risques de contamination est une réalité au Burkina de façon générale, et plus accru dans la région de la Boucle du Mouhoun où le projet s’exécutera. Les porteurs de ce projet financé par le FONRID ont alors remarqué l’absence de données scientifiques sur la qualité microbiologique des aliments vendus dans la rue au profit des populations.
Se focalisant sur la prévalence de Samonella sp., d’Escherichia coli, des virus de l’hépatite A et l’hépatite E dans les aliments dans les rues, les chercheurs par ce projet veulent participer à travers les données statistiques à garantir la santé des populations.

Docteur Alex Somé, médecin au CHR de Dédougou pense que ce projet vient à point nommé. « La mise en œuvre de ce projet est une satisfaction pour nous agent de santé. Les données de qualité microbiologique faciliteront les diagnostics chez les patients et nous serviront de levier pour donner des conseils aux malades sur les risques qu’ils courent avec certains aliments vendus sans soins dans la rue » a déclaré le représentant venu du centre hospitalier régional de Dédougou.


En marge du lancement du projet FONRID, la trentaine de participants, membres de l’équipe du projet ont bénéficier d’une formation de 96heures et ont été outillés pour la gestion et l’analyse des données scientifiques avec le logiciel R. Cette formation à en croire les organisateurs, vise comme objectifs entre autre d’introduire les participants à la programmation en langage R et l’utilisation de R Studio, de comprendre les méthodes de statistiques descriptive et décisionnelle avec le logiciel R de comprendre les analyses de la variance régression linéaire et l’analyse des données multidimensionnelles avec le logiciel R.

Pour mieux s’approprier l’institution universitaire et les réalités du campus, une visite guidée a permis aux participants de toucher du doigt les réalités et les conditions de travail des enseignants et d’étude des étudiants. Du laboratoire de recherche au nouveau site de l’université de Dédougou dans le village de Souri, à quelques encablures de la ville de Dédougou, ce sont des défis à relever pour les agents dans les différents départements.

L’université de Dédougou selon Dr DEMBELE René est en pleine croissance et les effectifs avoisinent pour l’année académique 2021-2022 plus de 5 000 étudiants. Les plus gros effectifs sont en Lettres et Sciences Humaines (LSH) avec les départements de Lettres Modernes et de Socio-anthropologie. Le manque de personnels de soutien est l’un des défis à relever pour faciliter le travail du service de la scolarité.

Benevenit DEMBELE
Timbanews.net

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