mercredi 17 août, 2022 | 22:43

Province de la Kossi : Lancement de la seconde phase du projet ECHO 2020

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Après des résultats très satisfaisants engrangés pendant la première phase, le lancement de la seconde phase du projet ECHO a eu lieu le 17 juillet 2020. La cérémonie s’est déroulée au CELPAC de Nouna sous la présidence de Saïba Zoromé, Haut-commissaire de la Kossi. Le projet est mis en œuvre par le consortium Help – Tdh.

Le Burkina Faso fait face à une insécurité notoire qui a entrainé le déplacement de nombreuses populations. Touchée par ce phénomène, la Kossi enregistre à nos jours 14 684 personnes déplacées internes dont  2 881 hommes, 3 341 femmes et 8 462 enfants. A cela, s’ajoute l’arrivée des demandeurs d’asiles du Mali. Ces mouvements entrainent une forte pression sur les services sociaux de base déjà insuffisants en quantité et qualité. Aussi, ces déplacés vivent dans des conditions souvent très précaires. C’est au regard des besoins en matière de nutrition, de santé et d’infrastructures engendrés par cette situation, que le consortium Terre des hommes (Tdh) et Help a mis en place un programme d’urgence multifactorielle intégrant la santé, la nutrition, les abris et AME, les bonnes pratiques de wash et la protection au profit des déplacés internes et des populations hôtes. Dénommée « Projet de lutte contre la malnutrition aiguë et de secours d’urgence des populations victimes des crises sécuritaires dans les Régions du Sahel et de la Boucle du Mouhoun au Burkina Faso », la première phase du programme a été exécutée en 2019. Elle a concerné les provinces de la Kossi et du Sourou dans la Boucle du Mouhoun et le Yagha dans le Sahel. L’objectif était de contribuer à réduire la morbidité et la mortalité infantiles dues à la malnutrition aiguë et apporter un secours d’urgence aux populations victimes des crises sécuritaires dans le pays.

A la cérémonie d’ouverture des activités, le Haut-commissaire de la Kossi, Saïba Zoromé a rendu hommage au consortium Help et Tdh pour leur engagement aux côtés de l’Etat pour offrir un souffle nouveau aux déplacés avant d’inviter les participants à s’approprier les concepts clés de la seconde phase du projet afin d’élaborer une stratégie commune réaliste et réalisable sur le terrain.

Avant de commencer les échanges, les participants ont eu droit à un bilan des acquis de la première phase. C’est Djiguimdé Yacouba, chef de base de Help de la Boucle du Mouhoun, qui a fait cette présentation. Il en ressort entre autres que les  CSPS et les unités de prise en charge de la malnutrition des districts sanitaires offrent une prise en charge médicale et nutritionnelle de qualité aux enfants de moins de 5 ans malnutris, ainsi que des soins de santé aux personnes affectées par la crise ; les communautés s’impliquent davantage dans la lutte contre la malnutrition dans les districts sanitaires ; les personnes déplacée internes, retournées et réfugiées bénéficient de cash alimentaire pendant 3 mois ; l’amélioration de l’accès aux services sociaux pour les populations et en particulier les enfants touchés par les crises et conflits dans la Boucle du Mouhoun. Les participants ont vivement salué ces réalisations et relevé leurs zones d’ombre que les acteurs du projet ont éclairées.

En ce qui concerne, la seconde phase du projet dont le lancement officiel faisait l’objet de la rencontre, elle est dénommée : « Projet d’accès aux services de santé nutrition et de secours d’urgence aux personnes déplacées internes (PDI) dans la Boucle du Mouhoun et le Sahel ». Elle a débuté en mai 2020 et s’étendra sur une durée de 9 mois. C’est le chef du projet,  Souleymane Diallo qui l’a présentée aux participants.

Comme la première phase, elle intervient dans les districts sanitaires de Nouna, Tougan et Sebba et couvre 49 CSPS dont 18 à Tougan, 14 à Nouna et 17 à Sebba. L’amélioration de l’accès aux soins de santé primaire de qualité intégrant le paquet minimum wash, la prise en charge de la sous-nutrition des enfants de 0-59 mois, des femmes enceintes et allaitantes (FEFA) ainsi que l’assistance aux personnes affectées par la crise sécuritaire sont les principaux objectifs. Pour ce faire, les activités à réaliser sont diverses.

Il s’agit de l’appui technique pour la mise en œuvre des activités curatives dans les formations sanitaires et les unités de prise en charge en interne à travers un circuit unique intégrant la prise en charge intégrée de la malnutrition aigüe ; l’appui et l’approvisionnement des stocks de médicaments, d’’intrants nutritionnels et le renforcement du plateau technique des formations sanitaires. Il y a aussi l’appui à l’analyse et à la dissémination de l’’information sanitaire et nutritionnelle pour l’amélioration de la qualité des prestations  de même que l’appui à la réhabilitation des CSPS et CRENI des districts sanitaires de Sebba, Tougan et Nouna et la mise en oeuvre du paquet minimum wash. La mise en place d’une équipe mobile de soins intégrés dans les communes de Toéni et Gomboro dans le Sourou, le renforcement de capacités des acteurs de la santé sur la protection de l’enfance et les premiers secours psychologiques ainsi que les supervisions conjointes santé-protection font aussi partie des activités. De plus le projet ECHO 2 compte favoriser l’accès aux soins médico-nutritionnels communautaires et à des services de protection aux personnes affectées par la crise, les enfants et les femmes enceintes et allaitantes ;  appuyer les services de santé à base communautaire en situation de crise à travers des formations ; l’appui au dépistage exhaustif de la malnutrition aigüe sévère; la redynamisation des accoucheuses villageoises et des agents de santé à base communautaire, apporter un support psychosocial à destination des enfants et des jeunes affectés par la crise. En plus de cela, il y a la mise en place de cellules communautaires de protection de l’enfant (CCPE) au niveau des villages des communes affectées par la présence des déplacés, le renforcement des capacités des acteurs des services sociaux sur la prise en charge des cas de protection en situation d’urgence et le suivi des cas, l’appui à la prise en charge d’urgence des cas de protection des personnes vulnérables et la sensibilisation des populations sur les risques de protection en situation d’urgence.

Toutes ces activités sont regroupées en 3 volets à savoir les soins de santé nutrition, la protection et les abris/AME. Elles couvriront en tout 232 799 bénéficiaires.

Pour Dieudonné Belembaogo, adjoint au coordinateur des programmes d’urgences, ECHO est un projet d’urgence qui vient en aide aux populations affectées par la crise sécuritaire. « Il est question de mener des actions pour sauver des vies », précise-t-il.

Les participants ont posé des questions de compréhension et fait des suggestions pour la bonne marche du projet. « Nous sommes dans la dynamique de la résilience. Il y a du travail à faire, alors il faut une bonne planification », a affirmé Alidou Zongo, représentant la direction régionale de la santé de la Boucle du Mouhoun.

« Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs », a dit le Médecin chef du district sanitaire de Nouna, le Docteur Kouka Yelkouni.

Les acteurs du consortium ont saisi l’occasion pour présenter un aperçu du Programme de Résilience et de cohésion Sociale au Sahel (PROGRESS) qui sera exécuté en 48 mois, soit de mai 2020 à mai 2024. Ce projet vise à améliorer les conditions de vie, la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et face aux conflits et la cohésion sociale des populations vulnérables dans les régions les plus fragiles des frontières entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. C’est Dieudonné Zerbo qui a donné l’information à l’assistance.

Pour mettre fin aux échanges, les acteurs du consortium Help et Tdh ont demandé l’accompagnement des autorités ainsi que l’implication de tous les acteurs sur le terrain. Après avoir renouvelé ses hommages au consortium, le Haut-commissaire de la          Kossi a déclaré officiellement lancé le projet ECHO 2.

La cérémonie a connu la participation des différents chefs de service de la province ainsi que  des Infirmiers chef de poste (ICP) du district sanitaire de Nouna. Une rencontre similaire avait eu lieu la veille c’est-à-dire le15 juillet 2020, à Tougan.

Issa Mada Dama

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