vendredi 12 août, 2022 | 15:44

Promotion de l’abandon des violences basées sur le genre : L’OCADES Nouna forme des personnels de l’éducation

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Bonaventure Dama, l’abbé Sébastien Sanou, et la Sœur Constantine Konaté

Des acteurs de l’éducation de la commune de Djibasso ont bénéficié d’une formation le 1er juin 2021. Tenue dans la salle de réunion de la mission catholique de Djibasso, elle a porté sur la loi régissant les Violences à l’égard des femmes et des filles << VEFF >>, les différents types de Violences basées sur le genre << VBG >> et les procédures de prise en charge médicale, judiciaire et pénale des victimes. L’initiative est du programme Promotion de la Femme de l’OCADES-Nouna à travers le projet << Renforcement du rôle et du statut des femmes et des jeunes, victimes de violences et de discriminations au sein des communautés locales dans les provinces de la Kossi et des Banwa >>. Ce projet est financé par le Fonds commun genre et Diakonia en est le gestionnaire.

La photo de famille

L’atelier a débuté par le discours d’ouverture de l’abbé Sébastien Sanou, Secrétaire exécutif de l’OCADES Nouna. S’en sont suivies les interventions de Constantine Konaté, responsable du programme Promotion de la Femme et de Bonaventure Dama, représentant le Directeur provincial de l’Enseignement post-primaire et secondaire de la Kossi. Les contenus de la formation ont alors été déroulés en trois axes par Ounténi Félix Natama, Substitut du Procureur du Faso près le TGI-Dédougou.

Une vue des participants

Il a d’abord évoqué l’historique de la loi VEFF ainsi que les types et formes de violences. Les violences culturelles, physiques et sexuelles sont entre autres les différents types de VEFF selon lui. Il a aussi énuméré les traditions, les coutumes, la pauvreté, l’ignorance, l’analphabétisme et la non dénonciation des cas comme des phénomènes favorisant ces violences.

Ensuite, Ounténi Félix Natama a cité quelques infractions en la matière à savoir le rapt, les sévices, l’esclavage sexuel, les mutilations génitales féminines, l’avortement et les gestes, paroles et écrits malveillants. La punition d’une peine d’emprisonnement et d’une amende, la confiscation des biens ou objets, la fermeture d’établissement et/ou l’interdiction d’exercice des droits civiques et de famille pour une durée déterminée, ce sont là des peines encourues en fonction de l’infraction.

Ounténi Félix Natama

Le communicateur a enfin détaillé les procédures de prise en charge des victimes des VEFF/VBG. Il s’agit de la dénonciation et la saisine des autorités judiciaires et aussi des leaders communautaires et les organisations de défense des droits humains qui vont remonter l’information à qui de droit. L’on note également que des numéros verts ( le 1010, le 116, le 18, le 80 00 12 87 ) sont ouverts pour tout besoin.

Une vue des participants

A l’issue de ses communications, les participants ( Professeurs, administration, vie scolaire ) ont intervenu pour exprimer leur satisfaction à propos des acquis de cet atelier, pour poser des questions d’éclaircissement et faire des apports constructifs. << Il y a beaucoup de notions que nous ignorions sur les VEFF. Je m’engage à relayer les informations reçues auprès des élèves et leurs parents >>, a affirmé San Laurent Traoré, Directeur du Lycée privé évangélique la Grâce de Djibasso.

Mariette Traoré

Mariette Traoré, Professeur de Français au Lycée départemental de Djibasso, elle, a remercié l’OCADES Nouna pour cette formation qui a été un réel cadre de renforcement de capacités. Elle a appelé toutes les populations à s’impliquer dans la lutte afin d’éradiquer toute forme de violences basées sur le genre au Burkina Faso en général et dans la Kossi en particulier.

Issa Lazare KOLGA
Timbanews.net

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