vendredi 19 août, 2022 | 20:27

8 mars : <>, Marceline Bakouan, coiffeuse à Nouna

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Dénommée << la coiffeuse des fonctionnaires et des femmes des fonctionnaires >>, Marceline Bakouan née Kanzié est une dame qui force respect et admiration. Elle est propriétaire d’un salon de coiffure très en vogue à Nouna.

C’est le 8 mars, la journée internationale de la Femme. En vue de faire la lumière sur les femmes battantes de Nouna, nous avons rencontré Marceline Bakouan. Elle est née en 1983 à Koudougou. Elle abandonne l’école en classe de CM2 pour se consacrer à l’apprentissage de la coiffure, un métier qui la passionne depuis l’enfance. Le certificat d’études primaires ( CEP) , elle l’obtient néanmoins en 2013 après avoir suivi des cours du soir. La même année, elle ouvre un salon à Dedougou. En 2015, elle arrive à Nouna. C’est ainsi que le salon Yipèlè coiffure voit le jour. Il est situé non loin du rond-point en partance pour Dedougou.

<< J’ai profité des tontines pour ouvrir le salon avec l’accompagnement de mon époux. C’est mon métier de rêve et je me plais à l’exercer. Il faut dire que j’ai commencé depuis l’enfance en m’essayant avec les têtes de mes sœurs >>. Madame Bakouan a formé plusieurs filles et 7 jeunes filles sont actuellement en apprentissage dans son salon.

Des apprenantes au travail

<< Par jour, nous recevons environ 10 clientes. Ce chiffre peut augmenter avec la fin du mois et les périodes de fête >>, nous confie-t-elle. Les prix varient généralement de 500 à 5 000 francs. Il y a également la vente des tissages et la confection des perruques dont les prix sont d’au moins 15 000 francs qui bénéficient à cette femme battante. Son secret, c’est le management et le respect de la clientèle. << La cliente est reine ici >>, rassure-t-elle. A part quelques caprices de certaines clientes, tout va bien pour la coiffeuse qui fait logiquement de bonnes affaires.

Une apprenantes confectionnant une perruque

Pour Marceline Bakouan, le 8 mars est une occasion pour se pencher sur les difficultés vécues par les femmes afin d’y apporter des solutions. << Je demande à chaque femme de se battre. Il faut trouver quelque chose à faire pour que toutes nos dépenses ne soient pas à la charge de nos époux >> pense-t-elle. Elle poursuit en ces termes : << La femme doit rester soumise à son homme car l’émancipation concerne les aspects de droits et devoirs. Sinon, pour une vie de couple harmonieuse, chacun doit reconnaître sa place et le respect doit être mutuel >>.

Issa Mada Dama

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