vendredi 12 août, 2022 | 14:56

Lutte contre les violences basées sur le genre : L’AGEDD sur le terrain à Nouna et Dédougou

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L’Association pour l’agriculture, le genre et l’eau pour le développement durable (AGEDD) a organisé un atelier à Nouna. Il était question d’informer, sensibiliser et échanger avec les partenaires sur le projet dénommé « Ensemble, luttons contre les violences basées sur le genre (ELCOVGB) ». C’était le 5 mars 2021.

L’AGEDD est une association qui s’est fixée comme mission de contribuer à l’éradication des groupes vulnérables de tout processus de développement économique et social. Elle vise à bâtir une société dans laquelle les jeunes, les femmes et les hommes vivent décemment et partagent équitablement les fruits du développement économique et social. Ses acteurs travaillent précisément à promouvoir une agriculture suffisante et durable en donnant aux communautés des connaissances et des techniques appropriées, à promouvoir l’égalité des sexes en contribuant au respect des droits des femmes à travers la lutte contre les violences basées sur le genre et en favorisant l’autonomisation des femmes et des filles puis à faciliter l’accès à l’eau potable et créer des conditions de vie meilleure en matière d’hygiène et d’assainissement.

En ce qui concerne le projet ELCOVGB, il s’agit d’un programme initié par l’AGEDD contre les violences basées sur le genre (VGB). Il est mis en œuvre dans les communes de Dédougou et Nouna et s’étend sur une durée de deux ans, soit de fin 2020 à fin 2022. Bibiane Ouédraogo / Boni, ancienne Ministre de la promotion de la Femme et du genre en est la Directrice exécutive. Le projet part du constat que malgré la ratification de nombreux instruments juridiques visant à promouvoir les droits des femmes au Burkina, celles-ci ne sont toujours pas à l’abri des violences qui s’exercent sur elles. Il s’agit de sensibiliser les communautés sur les VGB et leur impact négatif sur les victimes, informer les populations sur l’existence de la loi 061-2015/CNT qui encadre les VGB, favoriser la prise en charge des victimes des VGB, leur accompagnement et référencement. Les ateliers d’information et de sensibilisation, les cadres de concertation, les conférences de presse, les communications à travers les radios, le théâtre-forum et les projections de films sont entre autres les activités à mener pour atteindre un nombre important de personnes.

L’atelier de Nouna a réuni les autorités administratives, religieuses et coutumières ainsi que les représentants d’associations et d’ONG. « Au regard du rôle combien important que joue la femme dans l’équilibre de la société et de l’impact du phénomène sur ses conditions de vie, il devient impérieux d’agir. Il faut agir pour prévenir les risques et l’exploitation. Il faut agir également pour la prise en compte de la question féminine dans les programmes et politiques de développement », a lancé le Haut-commissaire de la Kossi, Saïba Zoromé qui a présidé la séance. Il a également salué les efforts de l’AGEDD qui œuvre pour le développement socio-économique de la Kossi en particulier et du Burkina général.

Bibiane Ouédraogo, responsable du projet, a présenté l’association ainsi que le programme ELCOVGB aux participants. Le Procureur du Tribunal de grande instance de Nouna, Fissouonté Hien, lui, a exposé sur la loi 061 portant prévention, répression et réparation des violences faites à l’égard des femmes et des filles et prise en charge des victimes. Il s’est agi pour lui de faire cas des différentes infractions basées sur le genre ainsi que les sanctions y relatives.

L’atelier fut l’occasion pour les participants de poser des questions de compréhension et de soulever des préoccupations. L’harmonisation de l’âge du mariage, la problématique de l’accès des femmes à l’héritage et bien d’autres sujets liés à la promotion du genre ont été discutés. Ce qui a donné un motif de satisfaction à Bibiane Ouédraogo. « J’ai vraiment été émerveillée par la participation active de l’assemblée », s’est-elle réjouie à l’issue de l’atelier. « Il n’y a pas de développement durable sans que les familles soient réellement en parfaite cohésion », a-t-elle dit avant d’inviter toutes les communautés à soutenir l’ELCOVGB.

Issa Mada Dama

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Une réponse

  1. Courage au membre d ONG et surtout bon vent à eux car cela vient en aide à toute la population surtout à no maman et no sœurs

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