mercredi 7 décembre, 2022 | 11:18

Journée mondiale de l’enseignant : La coordination provinciale des syndicats de l’éducation de la Kossi célèbre en différé

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La salle de conférence de la mairie de Nouna a refusé du monde ce 03 novembre 2021. Il s’agit des enseignants de différents ordres venus participer à la célébration en différé de la Journée mondiale de l’enseignant. Cette cérémonie a été marquée par une conférence portant sur le thème : << Mise en œuvre du protocole d’accord entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation et la tenue des assises nationales de l’éducation >>.

La minute de silence

La Journée mondiale de l’enseignant est célébrée chaque 5 octobre depuis 1994. Elle a été instituée par L’UNESCO et l’Organisation internationale du travail ( OIT) pour commémorer la signature de la recommandation OIT/UNESCO à Paris en 1966. Cette recommandation est relative à la condition du personnel enseignant. << Les enseignants au cœur de la relance de l’éducation >>, c’est sous ce thème que la commémoration de cette journée a eu lieu cette année.

Des participants

Dans la Kossi, la célébration en différé a mobilisé environ 200 enseignants à Nouna. Après avoir souhaité la bienvenue aux participants, le coordinateur provincial des syndicats de l’éducation de la Kossi, Aziz Ouédraogo a fait observer une minute de silence à la mémoire des enseignants et élèves qui ont perdu la vie à cause de la situation sécuritaire.

Aziz Ouédraogo

L’activité phare de la cérémonie a alors débuté. Il s’agit de la conférence animée par Stéphane Kaboré de la Coordination régionale des syndicats de l’éducation du Centre-ouest. D’entrée, celui-ci a fait l’historique de l’école burkinabè. << Malgré les multiples réformes, le système éducatif amorce sa descente aux enfers >>, a-t-il déploré.

Stéphane Kaboré

Il a alors abordé le sujet du protocole d’accord portant statut valorisant des personnels de l’éducation signé le 27 janvier 2018 entre le gouvernement et la coordination nationale des syndicats de l’éducation. Pour lui, la lutte ayant abouti à ce protocole d’accord était porteuse d’espoir pour le système éducatif si le gouvernement s’était donné le devoir de mettre en œuvre et de manière intégrale tous les aspects contenus dans ledit protocole. En effet, sur 56 engagements, 44 ont été mis en œuvre, soit un taux de 79%. Mais des points qui ont un impact réel sur la qualité de l’éducation restent toujours à être appliqués d’après le conférencier. Il s’agit entre autres du renforcement de la gratuité, la production de manuel de qualité, l’allocation de ressources aux établissements, l’augmentation de l’offre éducative, la dotation de vivres pour toute l’année scolaire, la question des reclassements, des avancements et des bonifications qui sont en souffrance, l’examen A3 des instituteurs certifiés ainsi que les concours spéciaux pour les emplois en voie d’extinction.

Stéphane Kaboré assisté par Mahamadou Kientega ( micro ) et Aziz Ouédraogo

Stéphane Kaboré a également évoqué la question des assises nationales de l’éducation à travers une analyse du document de base qui été élaboré à cet effet. << Pour sortir notre école de la crise structurelle, il est indispensable que les personnels, les élèves et les parents d’élèves renforcent leurs cadres organisationnels respectifs afin de développer une unité agissante autour des problèmes du système éducatif >>, a-t-il terminé.

Issa Mada Dama

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