samedi 10 décembre, 2022 | 3:31

Burkina: Plus de 10 ans d’expérimentation du niébé Bt dans les serres de l’INERA

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Le 22 octobre dernier, plus d’une trentaine de producteurs membres de la Fédération Nationale des Agriculteurs Biotech (FENABIOTEC) a pris part à la visite commentée du site d’expérimentation du niébé Bt à INERA Farakoba. Cette visite organisée par le Forum Ouvert sur la Biotechnologie Agricole (OFAB) en partenariat avec l’équipe du projet niébé Bt, a enregistré la participation effective du Directeur de l’INERA-CREAF de Kamboinsin, Dr Bouma James NEYA. Il a tenu à rassurer les participants sur la volonté de la Recherche de proposer aux acteurs agricoles, des technologies performantes à même de garantir la durabilité de la production.

Le niébé, de son nom scientifique « Vigna unguiculata », benga en langue mooré, sossô en dioula, sona en lyélé est une des spéculations les plus cultivées au Burkina Faso. En plus des problèmes auxquels est confronté la culture du niébé, notamment, le stress hydrique, la pauvreté des sols, l’insolation, les pucerons, les thrips des boutons floraux, le Striga, les punaises suceuses de gousses et les bruches de stock (DABIRE, 2001), Maruca Vitrata, se présente comme l’insecte le plus redoutable car pouvant occasionner 20 à 80% de pertes de rendement.

Les producteurs ont pour la première fois, observé de très près les variétés Bt du niébé. Face à ce ravageur, plusieurs méthodes de luttes ont été envisagées. De la lutte biologique en passant par la lutte chimique et l’utilisation de variétés de niébé résistantes, toutes ces solutions se sont avérées inefficaces. La seule alternative proposée à ce jour à travers le monde est le niébé Bt, variété résistante à la foreuse de gousses (Maruca Vitrata).

Depuis 2009, les travaux d’expérimentation par l’Institut de Recherches Environnementales et Agricoles (INERA) sont en cours, pour déterminer l’efficacité des lignées transgéniques à contrôler l’insecte ravageur.

Selon Dr Valentin Edgar TRAORE, Coordonnateur de OFAB, « l’organisation de cette visite répond à un besoin d’information des producteurs sur les opportunités que leur donne les scientifiques pour produire de façon durable … » et éviter que nous ayons dans nos assiettes du benga bourré de produits chimiques.

A l’entrée du site d’expérimentation, l’équipe du projet a par deux fois, rappeler aux visiteurs du jour les règles de biosécurité « …aucun matériel, ni feuille, ni graine ne doit sortir de la serre… ». Les visiteurs ont eu droit à la présentation de la technologie ainsi que la méthodologie qui encadre ce travail. Ils ont beaucoup apprécié l’opportunité et souhaité que le nécessaire soit fait pour que bientôt les semences soient mises à leur disposition.

Eli BAYALA/OFAB Burkina

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